• Un superbe roman !

        La chute de Constantia

    Yannis Makridakis

    Editions Sabine  Wespieser 2015, 192 pages. 20 euros.

    Roman traduit du grec par Monique Lyrhans 2015


    Titre original : Η Άλωση της Κωσταντίας 2011


    Ouvrage traduit avec le soutien du Centre national du livre

    ISBN : 978-2-84805-180-2

          Quand le facteur, par une belle journée ensoleillée d’octobre 2005, remet à Constantia une grande enveloppe blanche, il ne se doute pas de l’émotion qu’elle va susciter chez sa destinataire. Constantia, bien que grecque, vit depuis toujours à Istanbul, ville qu’elle n’a pas quittée malgré les terrifiants pogroms des 6 et 7 septembre 1955 qui visaient  essentiellement les Grecs. 
          Elle aurait bien préféré que sa fille unique, Anna, épouse un Romiote (un Grec de la Ville – Constantinople, comme la désignent encore les habitants de la communauté grecque) plutôt qu’un Grec de Grèce. Au moins s’est-elle mariée à un garçon de Chios, île dont était originaire la propre grand-mère de Constantia.
        C'est une longue lettre de son gendre Yannis. Les premières lignes la plongent dans la stupeur, elle pousse un cri déchirant et tombe en syncope...  C’est avec Vangelia, sa voisine venue la secourir qu’elle va trouver le courage de lire la lettre.


          Alternant, dans le huis clos de leur nuit agitée, extraits de la lettre et commentaires acides ou consternés des deux vieilles dames, Makridakis livre un formidable portrait de cette minorité grecque arc-boutée sur ses particularismes. Comme dans une comédie d’Aristophane, tout finira bien… mais, jusqu’au bout, il maintiendra le lecteur en haleine. C'est aussi l'occasion de découvrir un pan peu connu de l'histoire grecque contemporaine.

    (Note de l'éditeur un peu remaniée)

         C'est aussi l'occasion de découvrir un pan peu connu de l'histoire grecque contemporaine. Les Grecs de Constantinople n'étaient pas inclus dans l'échange des populations, de même que les Turcs de la Thrace grecque. 

    *****************

            Yannis Makridakis est né en 1971 à Chios. Après des études de mathématiques et des années de vie citadine, il a décidé de retourner sur son île natale, pour vivre en autarcie dans son village de Volissos. Lui qui a déjà publié trois romans, plusieurs nouvelles et deux ouvrages historiques, avec un succès toujours croissant auprès du public et de la critique hellènes, déclare volontiers à ses visiteurs : « Je ne suis pas écrivain, je suis agriculteur. » Il a fondé en 1997 le Centre d’études sur Chios, avec pour objectifs la recherche, l’archivage, l’étude et la diffusion des documents concernant l’île.
            Cet altermondialiste fervent, également très actif sur la scène politique par son combat incessant contre la dictature des marchés, est l’auteur de deux lettres ouvertes à ses concitoyens européens pour tenter de les informer de la situation désastreuse de la Grèce (voir LesEchos.fr).
             La Chute de Constantia est paru en 2011 en Grèce aux éditions Hestia, qui publient toute son œuvre. C’est le premier de ses romans traduit en français.

    (Note de l'éditeur)

     

     

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  • Commentaires

    1
    guitou
    Samedi 14 Novembre 2015 à 10:20

    Merci pour cette présentation qui donne très envie de lire le roman

      • Dimanche 15 Novembre 2015 à 08:23

        Oui, il en vaut la peine !

    2
    Helladas
    Mardi 17 Novembre 2015 à 22:50
    Livre lu à Chios cet été et je le recommande vivement aussi.
    3
    philhellene
    Mercredi 18 Novembre 2015 à 08:17
    Merci de le recommander également !
    4
    Capucine
    Lundi 30 Novembre 2015 à 04:49
    Un roman très touchant qui se lit d'une seule traite
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