En 2013, la Grèce avait été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour discrimination étant donné que les homosexuels étaient exclus de ce contrat.
Sur les 300 députés du Parlement, 249 étaient présents et ont participé au vote :
194 pour ; SYRIZA, Potami, Centre droit,
55 contre : KKE (PC), ANEL, l'allié nationaliste conservateur de SYRIZA au gouvernement à l'exception d'un, Aube Dorée.
Les députés de la Nea Dimokratia ont voté ou pour ou contre, le parti n'ayant pas défini une ligne commune.
De façon générale, l'Eglise a fait profil bas : on se rappelle peut-être la violence de ses réactions lors du vote du mariage civil ou de la suppression, à la demande de Bruxelles, de la mention Religion sur la Carte d'identité. Certains ecclésiastiques se sont quand même distingués, comme le Père Ambrosios de Kalavryta ( nord du Péloponnèse) qui a fait sonner le glas les 2 jours derniers à Aegio et lancé cette injonction - peu chrétienne : "où que vous les rencontriez, crachez dessus / όπου τους συναντάτε φτύστε τους", et le Père Séraphim du Pirée n'était pas en reste, de même que certains députés qui, opposés à cette extension, ont tenu des propos infâmes et infâmants...
Maintenant, s'ouvre l'étape de l'application.
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La mort récente (30.11.2015) de l'acteur Minas Harzisavvas, emporté en quelques jours par un accident cérébral avait encore une fois mis en évidence les difficultés que peuvent rencontrer les couples homosexuels dans la vie courante. Que d'obstacles rencontrés par son compagnon - 25 ans de vie commune - pour que le corps, qui était à l'hôpital, lui soit remis L'opinion publique s'en est émue. Le vœu de l'acteur était des obsèques civiles, ce qui a eu lieu. Il souhaitait être incinéré, ce qui ne peut se faire qu'à l'étranger, en l'occurrence en Bulgarie. Sur ce point, l'Eglise se montre intraitable.