C'est une petite église byzantine datant du XIème siècle pour sa partie la plus ancienne et consacrée à la Vierge.
C'est le bas du mur de droite (cf ci-dessous) qui a été tagué et c'est très difficile à faire disparaître..
Les Propylées de l'Université, le Monument aux Morts (Syntagma) ont été également souillés, de même que d'autres bâtiments publics.
La Faculté de Droit a été occupée : les autoproclamés anarchistes ont laissé le chaos derrière eux. La petite église des Saint Anargyres qui jouxte la Faculté a subi elle aussi l'intrusion des vandales en pleine Liturgie.
Les statues situées à proximité dans le jardin du Centre Culturel de la Ville d'Athènes, n'ont pas échappé elles non plus à ces dégradations imbéciles mais délibérément ciblées, comme celle du grand poète Kostis Palamas (1859-1943) dont le visage a été noirci. Ses obsèques en février 1943 furent l'occasion d'une grande manifestation patriotique : narguant l'occupant allemand, des milliers de personnes accompagnèrent le cortège funèbre jusqu'au 1er Cimetière d'Athènes en chantant l'Hymne National, Hymne à la Liberté.
La statue de l'actrice Kiveli (1888-1978) monstre sacré de la scène théâtrale, a été décapitée et les vandales s'en sont également pris aux bustes de l'homme de lettres Grigorios Xenopoulos (1867-1951) et du compositeur Manolis Kalomoiris (1883-1962). Sur le buste de ce dernier, une inscription qui en dit long : contre l'état et la culture / ενάντιον σε κράτος και πολιτισμό.
Le maire d'Athènes Giorgos Kaminis semble bien décidé à réagir et à agir, mais après tant d'années de laxisme et d'inertie, venir à bout de cette hydre s'annonce "sisyphéen"... On l'accepte comme une fatalité... C'est pourtant une affaire de cohésion sociale. Il y a eu dans ce petit parc d'autres œuvres, les bustes en bronze du Gréco, de Kazantzakis et d'autres : ils ont été volés.
Ecole Polytechnique Metsovio
(photo Kathimerini 20.03.2015)
Les travaux de nettoyage ont commencé. Le Maire d'Athènes et le Prytane (Directeur) de Polytechnique ont décidé de faire ravaler toutes les façades extérieures de l'Ecole qui donnent donc sur les rues Patission, Stournari, Bouboulinas et Tositsa. Cette décision est de bon augure !